Les différents moyens de lutte

 

    La lutte chimique demeure encore le principal moyen de lutte contre le criquet.

    A ce jour, la principale méthode de lutte contre les essaims et les bandes larvaires de criquet consiste à appliquer des insecticides, principalement des organophosphorés, en faible quantité concentrée (connue sous le nom de formulation en « Ultra Bas Volume » -UBV-) avec des pulvérisateurs montés sur véhicule, sur aéronef, et dans une moindre mesure, portés par l’homme (pulvérisateurs à dos ou manuels).

    On assiste cependant au développement récent d'une méthode alternative basée sur l'utilisation d'un champignon nocif pour les criquets (le Metarhizium anisopliae var. acridum.). Une formulation de ce champignon est commercialisée sous le nom de Green Muscle ® ("Muscle Vert"). Les recherches actuellement menées devraient confirmer l'efficacité du produit. Le champignon agit lentement : entre trois jours et trois semaines suivant les doses. Les spores tombent sur le criquet, germent sur la peau, le tube de germination pénètre alors à l'intérieur de l'acridien puis le champignon envahit peu à peu tous les tissus. Les tests en laboratoire ont déjà montré l'efficacité de ce champignon : il peut donner 90% de mortalité en laboratoire.

       légende de la photo: vers 1950, des agriculteurs vaporisent des pesticides sur les criquets pour sauver les cultures restantes de la destruction (photo prise par Hulton Getty; source encyclopaedia universalis france)

        Si les tests sur le terrain sont concluants, le produit devrait trouver sa place dans la lutte anti-acridienne, même si certains chercheurs pensent qu'il faudra encore du temps pour remplacer les formules chimiques par des procédés organiques. Toutefois les experts reconnaissent que le procédé de mort lente peut être vu comme inefficace par rapport à un traitement chimique radical.

 

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